© Photo L'EquipePays France
Age 19 ans
Date de naissance 8 octobre 1988
Lieu de naissance Marseille
Taille 1m90
Poids 85 kg
Poste Attaquant
Club actuel monaco
Repéré à Marseille à l'âge de 13 ans par les recruteurs Arnold Catalano et René Giordano, Frédéric Nimani qui effectue depuis 4 ans ses gammes d'apprenti footballeur au Centre de Formation de l'AS Monaco FC cristallise de solides espoirs de réussite.
Frédéric Nimani est né le 8 octobre 1988, « je jouais à Vivaux Marronniers à Marseille. On me surnommait Khalilou Fadiga car j'avais le même style de jeu, depuis j'apprécie ce joueur ainsi qu'Emmanuel Adebayor qui est un exemple pour moi. Je suis d'origine tchadienne mais je n'ai jamais été au pays. J'ai trois s½urs et un frère, je suis l'avant dernier d'une famille de cinq enfants. Mon frère faisait du football, il était au Centre de Formation de Martigues. C'est lui qui m'a appris à jouer dés l'âge de 3 ans. Et j'y ai pris goût ! Il a dû arrêter en raison de blessures. On s'appelle tous les jours, puis lorsque je n'ai pas de match le week-end, je rentre chez moi. Il me pousse à continuer, à travailler. Mes parents aussi m'ont toujours soutenu dans cette voie. J'ai été repéré sur un coup de chance ; le fruit du hasard, sans le foot, je ne sais pas ce que je deviendrais. »
Appelé en sélections nationales - de 16 ans, - de 17 ans et désormais - de 18 ans, il a participé aux qualifications pour le championnat d'Europe en 2004-2005. Gâté par la nature, l'attaquant asémiste est doté d'un physique hors norme (1 mètre 90 pour 85 kilos), alliant la vitesse à la puissance. Cette saison, il s'est progressivement imposé à force de travail comme titulaire au sein de la réserve monégasque emmenée par Frédéric Barilaro. « J'ai dû travailler dur pour gagner ma place, j'ai dû me bouger. Dans l'ensemble ça c'est pas mal passé pour moi. J'ai marqué treize buts dont un doublé contre Adge. C'est une grande source de plaisir de devenir pro, c'est la réalisation d'un rêve de gosse. Ma famille est fière de moi. » Si son rêve de devenir professionnel est devenu réalité, Fred sait que ce n'est pas un aboutissement mais le début d'une autre étape où « il faut sans cesse continuer à travailler. Je sais que ce n'est que le début, qu'il ne faut rien lâcher. Mon objectif est de percer en équipe première, de prouver à l'entraîneur mon envie de jouer. J'espère que j'aurais la chance de me mettre en valeur. J'espère en tout cas provoquer cette chance en faisant mes preuves à l'entraînement».
Source de satisfaction au regard de son entraîneur, Frédéric Barilaro ne manque pas de relever les qualités du jeune prodige mais aussi le chemin qu'il lui reste à parcourir « c'est un garçon très prometteur. Il est doté de qualités athlétiques et techniques au-dessus de la moyenne pour jouer au haut niveau. Cela fait très longtemps que l'on n'a pas eu de garçon avec autant de qualités au Centre de Formation. Il ne doit pas brûler les étapes et doit rester prudent. Il ne sert à rien de s'enflammer ! »
Arnold Catalano ne tarit pas non plus d'éloges « Frédéric est un jeune joueur doté d'un énorme potentiel athlétique et d'importantes qualités techniques. Il a le profil de l'attaquant moderne. Il s'impose cette année en CFA. Au niveau sportif, il est en avance, il n'a que 17 ans. A son âge, il ressemble aux meilleurs joueurs que l'on ait eus en CFA. Par rapport à sa taille, on pourrait penser qu'il s'inscrit dans le même style de jeu qu'Emmanuel Adebayor, mais Frédéric est plus puissant. C'est un joueur qui aime aller dans la profondeur, il est capable d'avaler d'importants espaces...ce qui est une mine d'or ! Il va très très vite. A 14ans, il était déjà le joueur le plus rapide de la Coupe Nationale des 14 ans, regroupant 29 ligues et les meilleurs joueurs de cette catégorie. Sa marge de progression est énorme, elle est liée à sa capacité à faire et répéter les efforts, à sa maturité, à la manière dont il va digérer et franchir les paliers. Tout dépendra de sa capacité à franchir certaines étapes. La balle est dans son camp. »
Si à 17 ans, Frédéric Nimani a été surclassé au sein de la CFA, « c'est qu'on ne peut le faire qu'avec les meilleurs, ceux qui ont un potentiel pour évoluer à ce niveau-là. C'est une très bonne école, ils rencontrent des hommes » de l'avis du recruteur. « On peut se réjouir, lorsqu'on voit des jeunes évoluer au plus haut niveau. Mais entre évoluer d'une manière épisodique et s'imposer, il y a une grosse marge. Les meilleurs sont ceux qui ne s'arrêtent pas à la première difficulté, ceux qui ont compris les efforts à faire et ceux qui ne se croient pas arrivés avant de partir. » Frédéric Nimani est averti